En 2017, on fait la fête ?

 

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De 2016, je retiendrai le bonheur et la force retrouvés, les joies immenses et les fêtes, nombreuses, joyeuses, les petits matins et les nuits courtes.

J’ai beaucoup avancé, j’ai rencontré des personnes fantastiques et j’ai aimé. J’ai aimé fort, intensément, comme je ne m’en savais pas capable. J’ai pleuré parfois, j’ai eu peur et j’ai tremblé mais j’ai surtout grandi et j’ai découvert en moi une force insoupçonnée.

2017, je ne sais pas ce que tu me réserves mais j’ai envie de te croquer à pleines dents, à pleins poumons, de danser sous tes orages et de savourer chacune des secondes que tu m’offriras et tout ça, je veux continuer à le vivre avec les étoiles dans les yeux des belles âmes qui m’entourent.

Vous venez ? ♥

 

Et refermer la porte.

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Elles sont passées à toute allure ces années dans cette maison. Je m’y suis sentie chez moi dès les premières secondes de la toute première visite avec ce drôle d’agent immobilier au cœur de l’été. Ça s’est passé dans mon ventre, un coup de papillon, de fourmis ou de je ne sais quoi.

J’ai aimé ses vieilles portes, les carreaux hors d’âge dans les toilettes et l’énorme pierre planquée au fond de la remise. J’ai aimé l’œil de bœuf en haut de l’escalier et j’ai caressé la rampe en pensant à ceux qui s’étaient succédés sur ces mêmes marches bien avant moi. J’ai aimé qu’elle ait caché aux autres sa beauté pour me laisser la révéler.

J’ai imaginé que la mini grandirait là, j’ai imaginé que peut-être un jour nous y serions un peu plus que trois. J’ai cru qu’elle serait ma maison, celle dans laquelle je verrais pousser les rides à mon front et blanchir mes cheveux. J’avais oublié que, parfois, les choses ne se passent pas aussi simplement que ça, j’avais oublié que parfois, les choses  que l’on veut vraiment n’arrivent pas.

Les cartons ont envahis la maison, la peine et quelques regrets sont tapis là. Les nouveaux habitants arriveront bientôt. Ils sont deux et seront trois dans quelques mois. J’espère qu’ils sauront être heureux ici, qu’ils aimeront la lumière dorée qui arrive comme un cadeau les après-midi de mai. J’espère qu’ils aimeront l’odeur de cheminée quand la voisine se chauffe à l’ancienne. J’espère qu’ils feront mieux que nous, nous qui n’avons plus su comment on fait pour être heureux ensemble.

Dans quelques heures les cartons partiront ailleurs, par deux chemins différents. Je redoute ce moment depuis des mois. Venir a été si simple, que partir me semble impossible. Pourtant je sais que j’y arriverai, je sais que c’est beau aussi là-bas, que ça le sera parce que nous y serons, la mini et moi, et que notre maison elle n’est pas dans un lieu, pas sous un toit, elle est en nous.

Notre maison désormais, c’est nous.

Paris is always a fucking good idea !

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Ces quelques jours à Paris, je les attendais comme on attend le phare au cœur de la tempête. Ils ont été à la hauteur et même bien au-delà. Il y a eu des baisers qui claquent, des bras qui serrent forts et des rires qui éclatent même en pleine nuit, et c’était tout juste ce dont j’avais besoin.

Il y a eu un fabuleux spectacle de cirque à Bobino : Traces par la compagnie des 7 doigts de la main. Foncez-y, c’est complètement dingue ! C’est une heure trente suspendu aux acrobaties irréelles des artistes, rythmé par une bande-son géniale. C’est une heure trente à se laisser emporter par des rires de l’enfance et des rêves de grands. C’est génial, vraiment, ne passez surtout pas à côté !

Je rentre allégée de ces quatre journées passées entourée de belles âmes, d’amour et d’attention. Je me suis délestée de pas mal de mes angoisses et aussi d’une bonne vingtaine de centimètres de cheveux ! Je rentre avec une nouvelle tête, celle que je me suis choisie pour affronter cette nouvelle page de ma vie à moi toute neuve. Et c’est à Ismérie, son écoute et son talent, que je dois d’être sortie du salon sur un nuage et de m’être sentie belle et libre et forte en foulant le bitume, ouais rien que ça.

A Ismérie et puis aussi beaucoup à mes copines, à mes foldingues qui m’ont requinquée à base de rigolade, de brume matinale et de haricots verts. Merci à toutes, merci à chacune, j’en ai le cœur qui déborde et je vais virer diabétique à force de tant de guimauves et de mots d’amour. J’ai de la chance, je le sais, une chance folle et insolente parce que même au fond du fond des moments de peine et de douleur, j’ai des amies qui continuent à me faire marrer et à me faire m’aimer aussi, et c’est ça le secret de la résilience. Ça et un bon vin blanc très frais bu à la lumière des bougies.

J’vous en souhaite des milliers à vous aussi ♥

Le charme discret des jours sans…

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Le charme discret des jours sans c’est quand tu réalises après une journée un peu compliquée que rien ne t’oblige à rentrer tout de suite, que tu t’autorises à ralentir l’allure et à lever le nez.

Le charme discret des jours sans, c’est ce café que tu prends en vitesse mais parce qu’une bonne âme a pris soin de te le faire couler quand elle t’a vu arriver.

Le charme discret des jours sans, c’est ouvrir ta boîte aux lettres, et, à quelques jours d’intervalle y trouver des cœurs, des bières et même des frites. Mais pour ça, il faut avoir des copines un peu magiciennes…

Le charme discret des jours sans, c’est ces mots doux que tu reçois sur ton portable, et le rire de ta fille à plusieurs centaines de kilomètres qui te manque sévère mais qui glisse pour la première fois sur les pistes, et qui lors de son deuxième coup de fil, le soir, te chuchote un délicieux « bisoubisoudorsbienlisbienteslivresmamandamour« .

Ce qui qui fait le charme discret des jours sans, finalement, c’est ce qu’ils recèlent de douceur et de détails. Les jours avant le bonheur.

*cœurs enlainés par ma Charlie & June

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EDIT : la gagnante du concours 5àsec est…

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Bravo ! Non mais quelle poilade.

Tu vas pouvoir faire de beaux rêves sur tes nouvelles taies de princesses ;)

Avant le virage …

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Avant le virage, on nous apprend qu’il ne faut pas freiner, juste lever le pied. Avant le virage, on ne se cramponne pas, on souffle, on se détend, on reste souple. Avant le virage, souvent, il y a cette boule au fond de la gorge et si …

Et si, derrière la boucle, là, juste après, la route devenait plus dure, la pente plus raide. Un obstacle peut-être. Un obstacle, plusieurs sans doute, et puis d’autres virages encore. La vie, la vraie avec son lot d’imprévus, d’éclaircies, d’arc en ciel et de nuages sombres.

Je ne sais pas ce qui m’attend après le virage. Bien trop souvent en ce moment j’aimerais m’arrêter sur le bas côté et regarder défiler le monde. M’assoir, prendre le temps, reprendre mon souffle et faire comme si.

Comme si j’avais le choix de m’arrêter là.

. f l o u . 4/52

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f l o u . 4/52 du #52photoproject

 

Cette photo que vous avez déjà vu plusieurs fois est l’une de mes préférées. Elle a été prise au petit matin dans une chambre d’hôtel au cœur de Séville. Dehors il pleut fort, les orangers ploient sous les fruits mûrs, les rues embaument et des flaques se forment partout.

La mini est encore une toute petite de même pas trois ans, elle a pris l’avion pour la première fois, parle sans cesse, découvre Pocoyo, le colacao et les galettes de Santa Ines. On sort, on mange beaucoup et on en prend plein les yeux dans cette Espagne qui m’ait si précieuse.

Aujourd’hui je sais que nous ne retournerons jamais à Séville tous les trois, mais je garde dans une petite boîte précieusement enfouie, le bruit de la pluie, l’odeur des orangers et le soleil qui a fini, comme toujours, par revenir.

 

. moments doux .

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Commencer un roman, le lire d’une traite et le terminer au milieu de la nuit. Prendre le temps de trainer au chaud sous la couette, se faire rejoindre au petit matin et réchauffer les petits pieds froids sous mes genoux. Croquer des gaufres tièdes pour le petit déjeuner, l’écouter me raconter ses histoires d’amour et les aventures incroyables de ses amis. Passer un moment drôle au salon Créativa, croiser de chouettes personnes, faire de jolies rencontres et rire beaucoup. merci Anne . Jouer et passer chercher un dîner tout prêt. Se lever tard, faire le marché et prendre le temps de choisir des fruits qui nous font saliver d’avance avant de filer chez la reine des brunches. Se régaler des plats délicieux, se régaler de se faire chouchouter, se régaler de voir notre petite bande de marmots ensemble. Aller voir les canards, retourner dans ce parc où la mini et sa pote jouaient alors qu’elles portaient encore des couches. Découvrir un nouveau morceau de ce chanteur que l’on avait presque oublier et qui reprend la route. Et puis rentrer pour la course du dimanche soir, savourer ces derniers instants d’un weekend tout simple, fait de riens qui, mis bout à bout, font de ces deux journées une successions de moments doux.

* Le roman c’est Pour la peau de Emmanuelle Richard aux éditions de l’Olivier dispo chez ton libraire.

* et la musique, c’est Rover ♥

BOIS #2/52

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bois .

 

c’est le deuxième thème du challenge #52photoproject2016 et j’ai choisi une des illustrations d’Anthony Browne issu du fascinant Dans la forêt profonde aux éditions Kaleidoscope.

En ce moment je me sens un peu comme la petite fille de l’image. Un peu seule, un peu perdue et franchement inquiète face à ces arbres tortueux et ce chemin sinueux. Pourtant, comme la petite fille, j’ai les deux poings bien serrés sur les hanches et je me tiens prête à l’arpenter ce chemin.

Il y a une maison dans ce bois, il y a même des ours. Trois ours qui n’ont pas l’air bien méchants et chez qui la petite fille trouvera peut-être bien un lit à sa taille et une soupe à son goût. Il y a des arbres, beaucoup, mais se sont peut-être des repères et puis cet enfant, là dans la lumière, il s’agirait de ne pas le laisser tout seul, lui non plus.

Une forêt à traverser, des contes à explorer, voilà de quoi avoir envie de le suivre ce tout nouveau chemin !

 

 

 

les plaisirs simples

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Nulle bonne résolution n’est venue se glisser dans ces premiers jours de janvier, nulle bonne résolution mais une conviction : les petits plaisirs que l’on se fait sont autant de rappel qu’il est bon de prendre soin de soi et des autres.

Alors… je m’offre une botte de mes fleurs préférées. Ces fleurs d’hiver dont le rouge éclate dans le blanc de la maison et dont la mini ne parvient pas à mémoriser le nom.

Je mets cette chanson qui me fait du bien, qui résonne en moi et qui m’accompagne depuis longtemps. Je l’entends différemment maintenant.

Je tresse, j’enroule et je caresse. Je brosse et je coiffe les longues mèches dorées.

Je regarde les nuages, je laisse la pluie mouiller mon visage avec parfois un goût salé. Laisse aller.

Je marche sans savoir, j’écoute, je ne décroche pas, je rappelle, je suis là.

Je plonge le nez dans un bout de laine. Retrouver une odeur familière qui ne l’est plus vraiment.

Savourer chaque mot, chaque ligne comme on découvre un trésor. En ce moment, je lis un roman d’aventures dans lequel je me sens comme dans un conte. Voir défiler les pages et, me rendre compte que ma panne de lecture est terminée.

Profiter d’une éclaircie, jeter dans un sac : un plaid, une bouteille d’eau et des bricoles à grignoter et mettre le cap vers la mer. Faire le roue, monter une digue et entendre son rire. Rentrer avec du sable de partout et le sentiment que ces quelques heures à regarder le soleil décliner au dessus de la mer de janvier resteront gravées longtemps.

morning . #1/52

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morning .

c’est le premier thème du #52photoprojet, un rendez-vous hebdomadaire autour d’un thème et d’une photo. Un petit truc de rien qui rappelle les petits rituels des blogs il y a longtemps, ou des débuts d’instagram. Un petit rendez-vous comme ça et cette semaine c’était le matin.

Le matin, ça m’évoque la lumière blanche, le bruit des pas qui sautent du lit et qui mènent ma toute petite encore toute chaude de sommeil au creux de mes bras. Le matin, c’est l’eau chaude dans le cou et le parfum par dessus. C’est le thé brûlant, l’odeur du café et tes tartines au chocolat. Le matin c’est vite, vite ou tout doux, c’est toi et moi et c’est la vie qui recommence.