Un lait fraise

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Je ne sais pas ce qui fait qu’il bat encore, qu’il palpite et qu’il s’agite mais il est bien là, plus fort, plus fragile, je ne sais pas vraiment. Plus prudent et plus craintif, c’est certain. Il y a des textes et des personnes que l’on croise au bon moment, toujours peut-être.

Les mots d’Annie Ernaux* sur l’affranchissement de son histoire de fille, sur la libération du désir de l’autre ou la lumière d’un regard croisé et auquel, sans doute, je n’aurai plus la chance de m’abreuver. Ce goût de lait fraise posé sur les lèvres, la transgression de la nuit et le sel saturant l’air. Les draps que l’on froisse et le parfum de la liberté. Ces gens qui marchent, ces chemins parallèles qui parfois sans prévenir, se croisent.

La colère qui vibre encore, la rage parfois comme un miroir et la liberté qui enivre. L’incrédulité face à ce qui advient parfois, ce qui advient toujours. Et puis se blottir et trouver la paix dans ces bras, dans ces voix que l’on aime si fort, que l’on aime en  grand.

Se poser, respirer et repartir. Il y a encore bien trop de choses à vivre.

*Mémoire de fille, Gallimard.

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Une réflexion sur “Un lait fraise

  1. J’en ai fait aussi souvent l’expérience : un livre choisi au hasard, et qui fait curieusement écho à ce qu’on vit à un instant donné. Est ce un prisme dans la lecture ou une heureuse coïncidence? surement un peu des deux…

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